L'été, de retour,
pétrit ma peau
de son doux tanin,
c'est à toi que je pense,
à cette sensation
que nous eûmes ensemble
arquant notre dos
dessous la blanche voile d'un nuage.
Nous nous dressions sur la falaise
qu'amour et pierre
arriment éternellement.
Tu murmurais des vers
et je sentais sur moi ton souffle
telle une écharpe
jonchée de pétales de fleur
qui belle et languissante
comme une soie de Chine
m'aurait enveloppée.