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(Poème de Wendy Howe ) Traduit de l'anglais par Claude Mourthé En blanches manches de soie elle frôle la harpe dont la musicale nervure dorée évoque son âme à lui. Elle sent poindre des émotions qui tout comme le fleuve déferlent pour se perdre dans l'écume agitée de la mer. Elle s'enchante au souvenir du jour où son mari debout sur la côte peignait les falaises de grès et les oiseaux qui de leurs ailes inscrivaient dans le ciel de gracieux traits de craie. Assise auprès lui, les jambes repliées sous une robe blanche, ses mains exploraient les plus remarquables détails de son rivage. Ses doigts suivaient d'un coquillage les stries à peine visibles et elle pensait à lui endormi, yeux fermés alors que de légers plissements de peau annonçaient la marée nocturne des rêves. Il rêvait selon le rythme de l'eau bleue et salée, de l'oyat effleurant son épaule à elle d'un soupçon d'été, avec la touche d'un artiste adorant qu'elle l'observe dans le silence d'après ressac comme si elle lui inspirait ce qu'il crée. To know more about Wendy Howe |
(Dessin de )
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