V

c’était dans la Sérénissime
par un long soir d’été

la puanteur morbide montait des canaux lents

des touffes de moustiques     embrasées de chaleur
se disputaient les peaux de diverses couleurs
et la jeune épousée innocente et tranquille
dénouait ses cheveux attendant le tueur


                              chère âme prends garde de ne point te parjurer
                        tu te trouves sur ton lit de mort
                        mais non pour y mourir n’est-ce pas

sa candeur
tandis que l’autre fou toujours dans son délire

entre au couvent
pourquoi vouloir donner le jour à des pécheurs moi-même

                        et voici le coucher de soleil         inclément


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