Simplement, une odeur d'iode flotte autour de mes
narines, et se reconstitue l'eau transparente
butant contre le quai,
où des embryons de poissons donnent de
nonchalants
coups de queue.
Puis m'enveloppe l'odeur de sardines
grillées, dans les
tortueuses
rues de village. Et le
donjon de l'église
dressé
Un flot de peintures à l'huile,
l'auberge
de Madame Quiroga. accueillant Machado. L'autre flot,
celui des réfugiés d'Espagne,
endigué là , saignant.
UN VIEUX TAXI
A BOUT DE SOUFFLE.
Parfois,
à peine sommes-nous sur la
route, le
paysage s'efface. On se trouve au sein d'un vide.
Derrière nous, les images les plus immortelles
ne sont plus rien. C'est le grand désert de
notre
vie,
amnésique.
Telles des gouttes de rosée que nous
voudrions éterniser,
matérialiser, surprendre. Mais elles
s'évanouissent sous
nos doigts comme des songes.