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Je ne sais si les mots fleurissent
tels qu’ils étaient naguère
se méfier surtout de ceux
tout odorants de sentiments et de
pensées qui n’ont pas de sens
propre (ou froid)
le coeur
se défaisait de
tous ses liens abstraits
et la main se tendait non vers un vide amer
mais vers le lecteur autre rêveur mon semblable mon frère
l’aurore avait de chatoyants parfums
chaque aurore
chaque journée se prélassait dans un lumineux halo
nous souhaitions n’en voir jamais la fin
mais le crépuscule indistinct
annonçait par ailleurs
l’illusion ayant toujours raison
le sommeil et ses songes
notre seconde vie
plonge en toi-même écris
et fais surgir de profondeurs où nul ne s’aventure plus
le chant toujours si pur de l’âme libérée
la plus belle liberté
est celle qui se conçoit de nuit
sous un parasol clair
Autres
extraits dans la revue Autre Sud et dans
l’Anthologie :
La Poésie
française contemporaine, de Jean Orizet, au
Cherche-
Midi éditeur.
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